En 100 ans, le logement social a changé la ville.

Bien sûr les H.B.M (Habitats Bon Marché) puis les HLM (Habitats à Loyers Modérés) ont permis à des milliers de familles modestes de vivre dans des logements confortables pour un faible coût. Bien sûr, difficile de reprocher à la municipalité d’imposer des quotas élevés de logements sociaux dans tous projets de promoteurs Tout le monde doit pouvoir vire en ville » nous répète Madame la Maire.

Pour autant, faut-il admettre n’importe quoi ?!

  • Comme un HLM Archipel Habitat de 7 étages incongru dans un des quartiers à l’architecture des plus remarquables de Rennes rue Jean Guehenno.
  • Comme des tours amenant l’ombre et un trop grand nombre d’habitants là où il faisait « Bon Vivre en Intelligence » jusqu’à maintenant à Delattre de Tassigny, au Haut Sancé ou à la Poterie.

N’avons nous pas assez subi et mesuré les désordres engendrés 30 ans après l’édification dans les années 1960, d’un urbanisme trop resserré dans les villes neuves et quartiers périphériques des métropoles ?

Bien sûr ces immeubles ont parfois été conçus par des architectes de renoms (Emmanuel Le Ray pour le Foyer Rennais de la Madeleine, Georges Maillols pour le Grand Bleu de Cleunay, par exemple) mais combien d’autres ont essuyé les plâtres des premières productions industrielles de bâtiments avec les défauts sonores, énergétiques et de maintenance (Ascenseurs en panne pendant des semaines et des mois dans des tours de 12 à 17 étages) bien connus malgré l’attention constante de la plupart des organismes gestionnaires. Nous gardons un excellent souvenir de l’accueil chaleureux que nous avait réservé Yvette Schwartzalder pour un projet en l’honneur de Maillols que « Les Amis du Patrimoine rennais » avaient concocté à partir du « Grand Bleu » en 2014 en collaboration avec des étudiantes en médiation culturelle.

Bien sûr, ils ont produit une promiscuité de voisinage bien souvent trop prégnante. Allez dire aux Habitants du Square du Banat ou d’Uppsala et tant d’autres dans ce qui fut la ZUP sud-ouest que la densité du Quartier du Blosne est la moins élevée.

Ils vous riront au nez. Il est grand temps de réfléchir à une autre manière de loger que d’entasser les gens dans des constructions de plus en plus hautes sur des espaces de Grandes Métropoles saturées au dépens de territoires désertés.

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Une réponse à En 100 ans, le logement social a changé la ville.

  1. Pierre Henri Biger dit :

    Il est pourtant évident que la densité est moindre au Blosne que dans le centre ancien !
    Il suffit de lire l’avis sur le PLUi de la MRAe pour comprendre que nous ne sommes pas au bout de nos peines, puisque ce qui est reproché à Rennes Métropole ce n’est pas de trop construire en ville, mais au contraire de ne pas le faire assez. Et il faut aussi reconnaître que les personnes le plus au fait des réalités économiques et sociales cherchent à vivre en ville : cf. les « Gilets Jaunes » qui souvent se rendent compte un peu tard d’une erreur de localisation que toute personne avisée n’aurait pas commise. C’est dire que sans politique nationale énergique et constante pendant des décennies, on continuera à bâtir des tours dans les villes attractives. Et pour ma part je trouve préférable qu’elles soient sur le site d’Aiguillon Construction plutôt que Plac de la République !

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