M. Kazerouni a présenté un large panorama des nombreux décors et monuments rennais du XIXe siècle, publics comme privés, laïques et religieux, réalisés par des artistes locaux ou nationaux que nous avons aujourd’hui souvent oubliés. Les commandes publiques et privées sont alors le terrain d’une âpre concurrence pour être sélectionné. Les débats esthétiques et mémoriels qui les entourent traversent les époques et sont toujours d’actualité autour d’un patrimoine du XIX siècle dont beaucoup d’artefacts passés de mode ont, hélas, disparu le plus souvent par négligence et indifférence.
Comme le souligne M. Kazerouni : n’oubliez pas que ce patrimoine dans les années soixante avait à peine cent ans ! C’est le problème de ces œuvres et de ces artistes quand ils se retrouvent dans cette espèce d’entre-deux où ce n’est ni vieux ni contemporain … là, c’est un mauvais moment à passer …
Une réflexion qui ne peut que nous encourager à continuer de défendre le patrimoine sous toutes ses formes et de toutes les époques, surtout quand il est au purgatoire !
